En Indonésie, et particulièrement à Bali où se concentre la communauté francophone, la médecine se vit à deux vitesses. Les hôpitaux publics affichés au tarif du régime national BPJS Kesehatan restent accessibles et bon marché, mais souffrent de moyens limités, de files d'attente longues et d'un équipement vieillissant dès qu'on sort des grandes villes. Aucun expatrié sérieusement souffrant ne s'y traite par choix.
La réalité du quotidien expatrié, c'est le secteur privé international : cliniques et hôpitaux modernes de Denpasar, Kuta et Nusa Dua, où le personnel parle anglais et où l'on est pris en charge en quelques minutes. La contrepartie est brutale : ces établissements pratiquent des tarifs occidentaux et exigent souvent un dépôt de garantie ou une prise en charge écrite avant le moindre acte.
Surtout, gardez en tête une limite structurelle de Bali : l'île ne dispose ni de centre de grands brûlés, ni de neurochirurgie lourde, ni de chirurgie cardiaque interventionnelle de pointe. Pour un cas grave, la procédure standard n'est pas de rester sur place : c'est l'évacuation vers Singapour, à environ 2h30 de vol.