La Birmanie affiche l'une des dépenses de santé par habitant les plus basses d'Asie du Sud-Est, et la situation s'est dégradée depuis le coup d'État de février 2021 : exode de soignants, pénuries de médicaments, coupures et tensions sur le carburant qui désorganisent jusqu'aux transports sanitaires. Pour un expatrié, le secteur public n'est pas une option crédible au-delà des premiers secours. L'offre fiable se résume à une poignée de cliniques privées, presque toutes regroupées à Yangon.
Le réflexe local face à un problème grave est connu de tous les expatriés : stabiliser sur place, puis évacuer vers la Thaïlande ou Singapour. C'est ce schéma qui structure le besoin d'assurance ici, bien plus que la facture d'une consultation de routine.